ZORRA

 

Dans l’entier vierge s’est glissé un lys froissé

Hors des tumultes et des tourments d’embryon

Mon regard est désert et mes doigts sont dressés

Vers des oracles où sonnent encore les carillons.

 

Soufflé par erreur dans l’apocalypse errant

Je pénètre  les vagues de pierres bleutées des rois

D’un univers où je ne jouirai qu’en mourant.

Ils vivent en enfants d’un rien qui gouverne l’émoi.

 

En suivant les auras

De mes spectres luisants

Je m’enfuis méprisant

L’immobile Agora.

En suivant les auras

De mes spectres luisants...

 

 

Tout se noie dans le gel des âmes animales

Loin dans l’obscurité, un linceul se balance

Qui m’appelle et m’invite à des horizons transes

Et sourit aux forêts que les douleurs avalent.

 

En suivant les auras

De mes spectres luisants

Je m’enfuis méprisant

L’immobile Agora.

En suivant les auras

De mes spectres luisants...

 

 

 

 

 

     A Malik...

Le 6 Décembre 86 un jeune homme de 22 ans est assassiné par la police alors qu’il sortait d’un club de jazz ; il s’appelait Malik Oussékine.

 

Perfusions anonymes

D’intolérance et de crimes

Dans leurs cerveaux crinolines

Marionnettes bleues marine

Ils ont le meurtre automatique

Et les orgasmes automatraques

Cerbères cyniques

D’un Elysée maniaque

Ils éliminent la différence

A grand coups d’intolérance.

 

 

 

 

 

Le paumé du zinc

Dans l’espoir incertain de trouver une idée fluide

Il s’épanche et se noie dans la bienveillance du guide

Il observe et s’abreuve de l’éphémère de ses clones

De son âme, il croît voir au loin se dessiner l’icône.

 

Quand parfois il sent l’esquisse d’une tempête

Il n’oublie jamais d’être de la fête

C’est ainsi que peut-être il sera la vedette.

 

Demain il ne sera plus l’enfant qui chante

Mais plutôt le faux sage que ses illusions hantent

Et se posera au pied d’un rêve en transit

Pour pleurer la vie qui est passée trop vite.

 

Quand parfois il sent l’esquisse d’une tempête

Il n’oublie jamais d’être de la fête

C’est ainsi que peut-être il sera la vedette.

Quand parfois il sent l’esquisse d’une tempête

Il n’oublie jamais d’être de la fête

C’est ainsi que peut-être il sera la vedette.

 

 

 

 

 

         Quand le sourire...

 

Quand le sourire rencontre la tristesse

L’ennui fait place à la lumière, l’ivresse

Se nourrit des yeux de l’ange venu d’ailleurs.

Il ne manque que tes gestes d’enfant sauveur

Pour que la nuit de mes envies

Se fasse le jour de tes vies.

 

J’ai envie de lécher tes mots

De poser ma tête sur tes sentiments

Je n’ai plus envie d’avoir peur…

Je veux respirer la saveur de tes jours

 

Pendant que je rêve de forêt magique

Tu vies dans mes songes de beauté féerique

J’imagine une vie sans oubli

Je vis un rêve qui se relit

Sans lassitude

Sans solitude

D’attente trop longue

Perdu dans l’onde

D’une chimère bleutée

D’une profonde beauté.

 

J’ai envie de lécher tes mots

De poser ma tête sur tes sentiments

Je n’ai plus envie d’avoir peur…

Je veux respirer la saveur de tes jours

 

Je bois le soleil de tes yeux

Je tricote mon bonheur dans tes cieux

Je veux aimer tes sens érudits

Je veux goûter tes jours inédits

Et partager tes sourires fleuris

Et ton rêve qui me nourrit.

 

J’ai envie de lécher tes mots

De poser ma tête sur tes sentiments

Je n’ai plus envie d’avoir peur…

Je veux respirer la saveur de tes jours

 

J’ai envie de lécher tes mots

De poser ma tête sur tes sentiments

Je n’ai plus envie d’avoir peur…

Je veux respirer la saveur de tes jours

 

 

 

 

 

THE JESTER’S SMILE

 

 

When you danced in my dreams

When you flew on my clouds

You’d never thought you were made for me

I’d never heard all that sounds

Now you walk in my life

And you talk to my thoughts

You’re just my sunshine

With the light that you brought

 

Keep on floating in my mind

Open my heart and find

I’m not the king’s tears

But a jester’s smile

You move away my fears

And make them exile

 

You drew all my future

And you built my childhood

You made of my life a real rapture

You showed me how it’s good

To be in love with you

To get all what is true

To offer the light

That shines in your sight

 

Keep on floating in my mind

Open my heart and find

I’m not the king’s tears

But a jester’s smile

You move away my fears

And make them exile

 

Keep on floating in my mind

Open my heart and find

I’m not the king’s tears

But a jester’s smile

You move away my fears

And make them exile

 

 

 

 

THE FLOWER

 

This is the story of a flower

Growing up in the heat and sun

She thinks about the power

Of life witch is fun.

Day by day, feeling like a tree,

She can’t see the stormy night

At the horizon, and feels like beeing free.

She does’nt know it will be a hard fight.

 

Your garden is full of garbage

The dump is your wonderland

You don’t leave your village

You want to stay here till the end.

 

Little by little, an awful smell...

She does’nt see the oil slick spreading

The seashore of her soul, her shell

Is slowly but surely cracking.

The night will soon fall

The dreams are wasting away.

Maybe with the Troll,

She will find the stairway.

 

Your garden is full of garbage

The dump is your wonderland

You don’t leave your village

You want to stay here till the end.

 

She’s standing alone in the dark,

Unable to make a step outside

Of her nightmarish view, waiting for the spark

That will help her to go and slide

In the other realm of light.

Searching for brightness

She’ll find again the right

To fly in the whiteness.

 

Your garden is full of lil’ birds

Heaven is your wonderland

Now you leave your village

You want to glide away till the end.

 

Your garden is full of lil’ birds

Heaven is your wonderland

Now you leave your village

You want to glide away till the end.

 

 

 

 

L’enfant-homme.

 

Allongé sur son lit d’hébétude

L’enfant cherche son rire

Qui jadis enlaçait sa solitude

Et l’aidait à ne pas trop vite grandir.

 

Il s’est perdu dans cette forêt de mystère

Il n’a pas vu les elfes et les lutins

Qui voulaient seulement jouer avec leur frère

Et voler dans ses rêves au petit matin.

 

Perdu dans la brume de ses fantasmes

Il a grandi en fantôme du père

Et s’est senti le fils de tous les marasmes

Qu’il voit irradier et polluer cette terre.

 

Enveloppé dans un linceul d’effroi

L’homme s’est caché dans sa souffrance

Et a cru qu’en chantant le froid

Il échapperait à l’enfance.

 

L’enfant a crié si fort

Que l’homme ne sera pas cette fleur fanée

Qui ornera le champ des morts

Mais cette étoile qui brillera encore pendant des années.

 

Etendu sur la dune de ses fantasmes

Il hume encore toutes ses chimères

Il se sent le père de tous ces orgasmes

Qu’il entend à jamais dans ses vies stellaires.

 

 

 

 

                                                                         

                                                                    mailto:opalinemusic@aliceadsl.fr